Lege, lege, lege, labore, ora, et relege...
Je vous livre ici trois extraits d'un même début de chapitre. Voilà mon "passe-temps" actuellement : refondre et réécrire "Semailes de Millénaires", un projet qui remonte à 8 ans maintenant.
J'ai peur que ce genre de présentation ne soit pas passionnante pour vous lecteurs de ce blog — frustrante dans le meilleur des cas j'en ai bien conscience — mais je me dis que cela aura peut-être un intérêt rétrospectif.
Rendez-vous en... 2008 (!), si tout se passe comme prévu, pour ce roman de science-fiction en diptyque.
Version primaire (juin 1999) — 1039 signes, soit 155 mots —
Le lourd hélicoptère blindé survolait à basse altitude de grandes étendues de champs de maïs, soja, sorgho… auxquels se mêlaient d’envahissants arbustes de manioc. Parfois, de larges rizières s’offraient à la vue, ainsi que, de loin en loin, perdues dans une épaisse brume humide, des collines laissées en friche, couvertes d’une envahissante savane.
Au bourdonnement sourd du rotor double répondait celui, plus discret encore, des pales de quatre véhicules de protection, des hélicoptères de chasse de taille plus réduite, littéralement hérissés d’armes et de détecteurs. L’escorte avait adopté une formation en quadrilatère autour de l’imposant héliporteur diplomatique.
Dans le cockpit de ce dernier, parfaitement insonorisé, un personnage de haute stature, de race noire, richement habillé de soieries rouges et noires constellées de diamants, au port altier et au visage mangé par un bouc frisé et presque hirsute, se trouvait assis aux côtés du pilote. Il contemplait le paysage monotone défilant alors qu’ils avalaient les kilomètres. (…)
Version intermédiare (révision de 2004) — 966 signes, soit 145 mots —
Les grandes étendues embrumées des plaines fertiles du Kalahari… champs de maïs, soja, sorgho, envahissants arbustes de manioc… parfois, de larges rizières. Et, de loin en loin, perdues dans une épaisse brume humide, les collines, laissées en friche, de la savane envahissante.
Cinq bourdons compacts, bruns et beiges, foncent à basse altitude, hors de toutes les routes aériennes habituelles. Au bourdonnement sourd du rotor double de l’imposant héliporteur diplomatique, au centre de la formation, répondent ceux des quatre hélicoptères de chasse, furtifs, littéralement hérissés d’armes et de détecteurs.
Dans le cockpit parfaitement insonorisé de l’appareil officiel, un personnage se trouve assis à la place du copilote ; de haute stature, de race noire, richement habillé de soieries rouges et noires constellées de diamants, au port altier et au visage mangé par un bouc frisé, presque hirsute. Il contemple le paysage monotone, défilant, des kilomètres avalés. (…)
Version « finale » (retravail de 2006) — 814 signes, 124 mots —
Les taches pastel des grandes plaines fertiles glissent sous les carénages métalliques des hélicoptères. Maïs, soja, sorgho, envahissants arbustes de manioc, larges rizières, tout se confond en une mer vallonnée, noyée de brume. Les cinq appareils bruns et beiges avalent les kilomètres, en vol à basse altitude : quatre modèles de chasse hérissés d’armes et de détecteurs escortent un héliporteur diplomatique à rotor double.
Dans l’appareil officiel, à la place du copilote, un personnage contemple le paysage monotone. L’insonorisation intérieure étouffe le battement des puissantes pales, et rien ne vient distraire le cours de ses pensées. De haute stature, l’homme de race noire est richement habillé de soieries rouges et noires constellées de diamants. Son port est altier, son menton mangé d’un bouc frisé. (…)
Voilà... multipliez ce petit exercice par 500 pages, et vous aurez une idée de ce que je fais dès que j'ai un moment de libre. Et je ne parle pas des coupes dans le scénario, des changements de trame...
Ca y est, j'ai compris l'intérêt de publier ces extraits... me dire que j'avance un peu, chasser un peu cette impression de ne jamais voir la fin de ce projet de dingue... ;-)
Vous voulez devenir écrivain ? mon conseil : réfléchissez sérieusement à faire autre chose de votre vie... ;-)
J'ai peur que ce genre de présentation ne soit pas passionnante pour vous lecteurs de ce blog — frustrante dans le meilleur des cas j'en ai bien conscience — mais je me dis que cela aura peut-être un intérêt rétrospectif.
Rendez-vous en... 2008 (!), si tout se passe comme prévu, pour ce roman de science-fiction en diptyque.
Version primaire (juin 1999) — 1039 signes, soit 155 mots —
Le lourd hélicoptère blindé survolait à basse altitude de grandes étendues de champs de maïs, soja, sorgho… auxquels se mêlaient d’envahissants arbustes de manioc. Parfois, de larges rizières s’offraient à la vue, ainsi que, de loin en loin, perdues dans une épaisse brume humide, des collines laissées en friche, couvertes d’une envahissante savane.
Au bourdonnement sourd du rotor double répondait celui, plus discret encore, des pales de quatre véhicules de protection, des hélicoptères de chasse de taille plus réduite, littéralement hérissés d’armes et de détecteurs. L’escorte avait adopté une formation en quadrilatère autour de l’imposant héliporteur diplomatique.
Dans le cockpit de ce dernier, parfaitement insonorisé, un personnage de haute stature, de race noire, richement habillé de soieries rouges et noires constellées de diamants, au port altier et au visage mangé par un bouc frisé et presque hirsute, se trouvait assis aux côtés du pilote. Il contemplait le paysage monotone défilant alors qu’ils avalaient les kilomètres. (…)
Version intermédiare (révision de 2004) — 966 signes, soit 145 mots —
Les grandes étendues embrumées des plaines fertiles du Kalahari… champs de maïs, soja, sorgho, envahissants arbustes de manioc… parfois, de larges rizières. Et, de loin en loin, perdues dans une épaisse brume humide, les collines, laissées en friche, de la savane envahissante.
Cinq bourdons compacts, bruns et beiges, foncent à basse altitude, hors de toutes les routes aériennes habituelles. Au bourdonnement sourd du rotor double de l’imposant héliporteur diplomatique, au centre de la formation, répondent ceux des quatre hélicoptères de chasse, furtifs, littéralement hérissés d’armes et de détecteurs.
Dans le cockpit parfaitement insonorisé de l’appareil officiel, un personnage se trouve assis à la place du copilote ; de haute stature, de race noire, richement habillé de soieries rouges et noires constellées de diamants, au port altier et au visage mangé par un bouc frisé, presque hirsute. Il contemple le paysage monotone, défilant, des kilomètres avalés. (…)
Version « finale » (retravail de 2006) — 814 signes, 124 mots —
Les taches pastel des grandes plaines fertiles glissent sous les carénages métalliques des hélicoptères. Maïs, soja, sorgho, envahissants arbustes de manioc, larges rizières, tout se confond en une mer vallonnée, noyée de brume. Les cinq appareils bruns et beiges avalent les kilomètres, en vol à basse altitude : quatre modèles de chasse hérissés d’armes et de détecteurs escortent un héliporteur diplomatique à rotor double.
Dans l’appareil officiel, à la place du copilote, un personnage contemple le paysage monotone. L’insonorisation intérieure étouffe le battement des puissantes pales, et rien ne vient distraire le cours de ses pensées. De haute stature, l’homme de race noire est richement habillé de soieries rouges et noires constellées de diamants. Son port est altier, son menton mangé d’un bouc frisé. (…)
Voilà... multipliez ce petit exercice par 500 pages, et vous aurez une idée de ce que je fais dès que j'ai un moment de libre. Et je ne parle pas des coupes dans le scénario, des changements de trame...
Ca y est, j'ai compris l'intérêt de publier ces extraits... me dire que j'avance un peu, chasser un peu cette impression de ne jamais voir la fin de ce projet de dingue... ;-)
Vous voulez devenir écrivain ? mon conseil : réfléchissez sérieusement à faire autre chose de votre vie... ;-)


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